RailCoop, la coopérative qui veut ressusciter les voies ferrées laissées pour mortes.

Railcoop Ligne Bordeaux-Lyon
https://www.lettreducheminot.fr/entreprise/lauvergne-rhone-alpes-veut-ceder-9-rames-a-railcoop/
  • Avec la ligne Bordeaux-Lyon, la coopérative veut justement “rouvrir” cette gare. “C’est avant tout un projet humain. Ce sont des citoyens qui se sont mobilisés et l’élément qui nous a été remonté, c’est que, dans de nombreux territoires le ferroviaire s’est déshumanisé, avance le directeur général de Railcoop, Nicolas Debaisieux. On a fait le pari de rouvrir des guichets dans un certain nombre de gares pour assurer une présence humaine.”
  • Un abandon de la ligne ?
    Il y a indéniablement une demande citoyenne dans ce territoire. À Montluçon, par exemple, nombreux sont les habitants que nous avons rencontrés qui disent regretter la pauvreté de la desserte en train. Au point “de perdre complètement l’habitude de compter dessus, tellement elle est inexistante”, nous a confié Vincent Marc, habitant de la sous-préfecture de l’Allier.
  • Alors, pourquoi la ligne a-t-elle été abandonnée en 2014 ? La SNCF n’a pas répondu à nos questions, mais l’urbaniste, Pierre Zembri, a une explication.
  • Selon lui, cette décision vient de la stratégie de la société de transports. Elle vise des lignes capables d’accueillir beaucoup de voyageurs et un flux à grande vitesse. “Tout ce qui n’est pas éligible à la massivité et à l’augmentation des vitesses n’est plus le centre de la cible. Et donc, si aucune collectivité territoriale ne reprend en étant prête à subventionner, ça s’arrête.”
  • Pour Bordeaux-Lyon, l’État subventionnait la ligne, mais des “problèmes d’infrastructures” et le “manque de motivation de la SNCF” l’ont poussé à laisser tomber, assure l’expert.
  • La ligne Bordeaux-Lyon devrait donc renaître de ses cendres vers la fin du mois de juin 2022 avec RailCoop. Le tarif de base des billets sera de 38 euros. Et ma coopérative est en train d’acquérir des rames de TER d’occasion afin d’assurer le service. Mais pour que tout cela se concrétise, la SNCF doit encore donner son aval et valider l’achat.